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26 octobre 2026

Broderie, flocage, impression, quel marquage pour votre textile ?

Broderie, flocage, impression, quel marquage pour votre textile ?

« Je voudrais faire floquer des sweats. » C'est sûrement la phrase qu'on entend le plus, et neuf fois sur dix, la personne ne veut pas vraiment du flocage ! Broderie, sérigraphie, DTF, transfert, sublimation : derrière le mot-valise se cachent des techniques très différentes, avec chacune son rendu, son terrain de jeu et ses limites. On met tout à plat, pour que vous choisissiez en connaissance de cause.

En bref :

  • « Flocage » est devenu le mot courant pour tout marquage textile, mais chaque technique a sa spécialité.
  • La broderie pour le premium qui dure, la sérigraphie pour les grandes séries, le DTF pour les visuels complexes.
  • Le bon ordre de décision : la matière d'abord, le visuel ensuite, la quantité enfin.
  • Bien entretenu (lavage à 30°C, pas de sèche-linge), un marquage de qualité tient des années.

D'abord, un petit point vocabulaire

Dans le langage courant, « flocage » veut dire « mettre un logo sur un vêtement », toutes techniques confondues, et tout le monde se comprend. Mais au sens strict du métier, le flocage est une technique bien précise, celle des noms et des numéros qu'on presse sur les maillots de sport. Alors quand vous demandez un devis de « flocage », la vraie question qui suit sera toujours : quel rendu cherchez-vous ? C'est là que le menu complet entre en scène.

Les techniques passées en revue

Broderie

La technique noble : une machine pilotée par ordinateur coud votre motif fil par fil, directement dans le textile. Résultat, un relief premium qui en impose, qui ne s'estompe jamais et supporte des lavages illimités. En version broderie 3D, le relief est encore plus marqué. Sa limite : les détails fins. Comptez 5 à 6 mm de hauteur minimum pour les lettres, et gardez les logos relativement simples.

Sérigraphie

La technique traditionnelle : l'encre est déposée à travers un écran par couleur, puis fixée à chaud. Des aplats nets et opaques qui tiennent 100 lavages et plus, un rapport qualité-prix imbattable en grande série, et même des effets spéciaux (encres gonflantes, pailletées, phosphorescentes !). Sa limite : la préparation des écrans (un par couleur) a un coût fixe, donc elle ne devient intéressante qu'à partir de 50 à 100 pièces. Restez idéalement sous 4 à 6 couleurs, et oubliez les dégradés photo.

DTF et DTG

Le numérique au service du textile : photos, dégradés et couleurs vives, sans minimum de commande et sans coût de préparation. Le DTG imprime l'encre directement dans les fibres, comme une imprimante jet d'encre : rendu très détaillé, toucher naturel, à son meilleur sur coton clair. Le DTF imprime sur un film qui est ensuite pressé à chaud sur le vêtement : il fonctionne sur tous les textiles, clairs comme foncés, avec un blanc très couvrant, et il suit même les tissus stretch sans craqueler, un vrai plus pour le sport. Leur limite : un léger toucher plastifié pour le DTF, et un coût à l'unité plus élevé que la sérigraphie en grande série.

Transferts

La famille du bon rapport qualité-prix. Le transfert sérigraphique est d'abord sérigraphié sur papier, puis pressé à chaud sur le vêtement : du multicolore en un seul passage, plus fin au toucher qu'un film découpé, parfait pour les séries moyennes. Le transfert numérique joue la qualité photographique sans minimum de commande, idéal pour l'unitaire et les visuels complexes. Et le transfert réfléchissant brille la nuit : le réflexe sécurité, sport et cyclistes ! Leur limite : une durabilité moyenne, qui impose un lavage doux pour durer.

Sublimation

La technique reine du polyester : chauffée à 180-200°C, l'encre se transforme en gaz et fusionne avec la fibre. Résultat bluffant : zéro épaisseur au toucher, des couleurs éclatantes, une tenue illimitée aux lavages, et même la possibilité d'imprimer le textile en entier (le fameux all-over). Sa limite : elle est intransigeante sur le support. Polyester obligatoire (sur coton, l'encre ne se fixe tout simplement pas) et fond blanc ou très clair, sans quoi les couleurs se dénaturent.

Et au lavage, ça donne quoi ?

C'est la question qu'on nous pose le plus. Voici des repères de tenue, technique par technique. Attention, ce sont des chiffres prudents, pas une date limite : un tee-shirt ne devient pas inutilisable au 21e lavage. Passé le repère, le marquage vieillit simplement un peu plus vite (couleurs qui s'adoucissent, fines craquelures sur certains transferts), et le vêtement continue sa vie.

Technique Repère de tenue et vieillissement
Broderie Lavages illimités. Le fil est cousu, il ne s'estompe pas.
Sublimation Illimité. L'encre fait partie de la fibre : elle ne craque pas et ne se décolle pas.
Sérigraphie 100 lavages et plus. Des aplats opaques et vifs, très résistants.
DTG 50 à 80 lavages. Un rendu très détaillé, un peu moins résistant que la sérigraphie.
DTF 40 à 50 lavages à 40°C. Des couleurs qui restent éclatantes, mais sensible aux lavages trop chauds.
Transfert sérigraphique 35 à 50 lavages à 30°C. Peut craqueler si le textile est très étiré.
Transfert numérique 20 à 30 lavages à 30-40°C. Les couleurs peuvent s'estomper progressivement avec le temps.

Il n'y a pas de mauvaise technique dans ce tableau, seulement des usages différents. Pour un tee-shirt d'événement ou de salon, le transfert numérique joue très bien son rôle, avec en plus la liberté de commander sans minimum. Pour une tenue de travail lavée chaque semaine, visez plutôt la broderie ou la sérigraphie. Et quelle que soit la technique, deux gestes prolongent la vie du marquage : laver à l'envers et oublier le sèche-linge.

Comment choisir ? Matière d'abord, visuel ensuite, quantité enfin

Le réflexe à prendre : ne choisissez jamais la technique avant le vêtement. C'est le textile qui ouvre ou ferme les options, dans cet ordre :

  1. La matière. Elle élimine d'office certaines techniques : la sublimation exige du polyester, et chaque tissu a ses affinités. Sur une veste softshell par exemple, la broderie est reine. C'est pour ça que sur chaque fiche produit, seules les techniques compatibles avec le vêtement vous sont proposées.
  2. Le visuel. Un logo simple en aplats ? Sérigraphie ou broderie, selon le standing voulu. Des dégradés, une photo, une illustration fouillée ? DTF ou transfert numérique. Des typos très fines ? Évitez la broderie, le fil a ses limites.
  3. La quantité. La sérigraphie demande de préparer un écran pour chaque couleur, et cette préparation coûte la même chose pour 10 vêtements que pour 500. Sur une petite série, elle pèse lourd. Sur une grande, elle se dilue et la sérigraphie devient très économique : comptez 50 à 100 pièces pour qu'elle soit compétitive. Le numérique (DTF, DTG, transfert numérique) n'a pas de préparation, donc pas de minimum : c'est le bon choix pour les petites séries et l'unitaire. Entre les deux, le transfert sérigraphique joue l'équilibre.

Et l'emplacement dans tout ça ? Le cœur reste le grand classique, mais le dos grand format et la manche font de plus en plus parler d'eux. L'essentiel est que le marquage vive bien avec la coupe du vêtement !

Bon à savoir : la durée de vie d'un marquage se joue aussi dans votre machine à laver ! Les trois réflexes qui changent tout : laver à 30°C (40°C grand maximum selon les techniques), retourner le vêtement à l'envers, et éviter le sèche-linge. Des consignes toutes simples à glisser à vos équipes en distribuant les vêtements : votre logo vivra deux fois plus longtemps.

Le + Personaliz

Chez Personaliz, c'est la technique qui s'adapte à votre projet, pas l'inverse ! Sur nos catégories textile, un filtre « technique de marquage » vous montre en un clic tous les vêtements compatibles avec la broderie, la sérigraphie, le DTF ou le transfert de votre choix. Sur le tee-shirt personnalisé par exemple, des centaines de modèles se marquent en sérigraphie comme en broderie : vous partez de votre rendu idéal, le catalogue suit.

En savoir plus

Alors, le flocage, c'est quoi exactement ?

Au sens strict, c'est la technique des noms et numéros pressés sur les maillots de sport. Dans le langage courant, le mot désigne aujourd'hui n'importe quel marquage textile, et franchement, tout le monde vous comprendra ! L'important est de décrire le rendu que vous cherchez : relief brodé, aplats éclatants, visuel photo... C'est lui qui détermine la vraie technique.

Quel marquage tient le mieux au lavage ?

Broderie et sublimation jouent dans leur catégorie : tenue illimitée, le fil est cousu et l'encre fait partie de la fibre. Vient ensuite la sérigraphie (100 lavages et plus à 40°C), puis le DTG (50 à 80 lavages), le DTF (40 à 50) et les transferts (20 à 50 selon le type). Ce sont des repères prudents : au-delà, le marquage ne s'arrête pas net, il vieillit progressivement. Dans tous les cas : lavage à l'envers, température douce, pas de sèche-linge.

Quelle technique pour une petite quantité ?

Le numérique est votre ami : DTF, DTG ou transfert numérique reproduisent fidèlement votre visuel sans les coûts de préparation des grandes séries. La broderie fonctionne aussi très bien en petite quantité pour un rendu premium. La sérigraphie, elle, révèle tout son intérêt économique quand les volumes montent.

Peut-on marquer le prénom de chaque collaborateur ?

Oui, le marquage nominatif est possible sur une sélection de modèles : chaque vêtement porte le logo de l'entreprise et le prénom de son propriétaire. Un vêtement qu'on ne confond plus au vestiaire, et qu'on porte avec un autre attachement ! On en reparle très vite sur ce blog.